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Proches aidants- article 3

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Nous vous proposons un article très d'actualité paru dans la revue La route de Sam  de l'Association canadienne pour la santé mentale.

Article 3  La position inconfortable de la génération sandwich

Si vous subissez la pression des générations, vous n'êtes pas seul. La double responsabilité des soins aux enfants et aux parents peut entraîner du stress, de l'anxiété et de l'amertume. Il vous est peut-être impossible de changer quoi que ce soit à vos responsabilités familiales, mais ce n'est pas le cas en ce qui concerne votre façon de composer avec les défis quotidiens. Voici quelques conseils pour soulager la pression et vous aider à vous sentir moins coincé dans vos rôles

Prenez soin de vous en premier.

Trop de personnes de la génération sandwich se placent à la toute fin de leur liste de priorités. Cela peut compromettre votre santé mentale et physique et vous rendre malade ou stressé qu'il vous sera impossible d'aider d'autres membres de la famille. Livrez-vous à votre passe-temps favori -la poésie, la mécanique automobile, la marche ou le yoga- et insérez ces activités à votre routine quotidienne ou hebdomadaire.

 

Déterminez un plan d'action

Assoyez-vous avec la famille pour parler franchement de l'avenir. Entendez-vous sur un plan à long terme qui indique clairement les responsabilités de chacun. Si les coûts associés aux études de vos enfants et aux soins aux aînés sont pour vous une source de stress essayez d'établir un budget détaillé pour soulager votre inquiétude. Pendant que vos parents sont encore en bonne santé, il serait bon de penser à leur faire rédiger un mandat en cas d'inaptitude - précisant leurs volontés en matière de soins médicaus, de finances et de soins de santé. Une planification minutieuse peut contribuer à réduire les inquiétudes de toutes les personnes en cause.

Acceptez les bons comme les mauvais moments.

La frustration, le stress et la culpabilité sont des lieux communs à la génération sandwich, tout comme l'optimisme, la joie et l'amour. Il est normal de se sentir submergé par l'une ou l'autre de ces émotions. Si des pensées négatives vous écrasent , ne tentez pas de les étouffer. Parlez-en à un ami, à votre conjoint , joignez-vous à un groupe de soutien.

Demandez de l'aide

Il est facile de perdre toute perspective, de devenir amer ou de vous prendre pur un martyr. Souvenez-vous que d'autres personnes autour de vous peuvent prendre la relève et effectuer certaines tâches. Organisez une réunion de famille et établissez un horaire en répartissant les tâches entre vos enfants plus âgés, votre conjoint et vos parents. Encouragez leur participation autant que possible de façon à vous soulager quelque peu.

Article 2: Pourquoi tout prendre sur ses épaules?

Nombreux sont les proches aidants qui se croient entièrement responsables de leur proche en perte d'autonomie et qui assument seuls toutes les tâches au point d'en oublier de prendre soin d'eux-mêmes.

Pourquoi est-ce que j'hésite tant à m'ouvrir de mes difficultés et à faire appel à mon entourage et aux ressources du milieu lorsque je suis à bout de souffle?

Pourquoi est-ce que je refuse d'avoir recours à ces ressources?

Un élément de réponse tient au fait que la majorité des proches aidants sont des femmes. Le sentiment qu'il est normal et naturel de consacrer sa vie à prendre soin de l'autre habite l'inconscient féminin. On comprend donc les réticences d'un grand nombre d'entre elles à chercher de l'aide.

Un autre élément de réponse tient au sentiment de culpabilité qui s'avère si largement répandu qu'on le pense normal et inévitable. Nous croyons à tort que le fait de nous sentir coupable envers une personne nous incite à bien assumer nos responsabilités envers elle.Or, il n'en est rien . Le sentiment de culpabilité n'équivaut pas au sentiment de responsabilité.

En réalité, la culpabilité est un état affectif envahissant et paralysant qui sape la liberté intérieure. Elle constitue un moyen de contrôle social  qui oblige à jouer un rôle déterminé.Elle contraint à agir selon les normes et les valeurs (y compris religieuses) de sa famille, de son milieu et de la société.

Le sentiment de responsabilité résulte quan à lui d'un choix intérieur. Il donne sens à nos pensées, à nos paroles et à nos actions. Être responsable ne signifie pas uniquement remplir ses devoirs envers autrui. Être responsable veut également dire être juste et honnête envers soi-même.

Ainsi donc, un sentiment de culpabilité envers la personne aidée, l'impression d'être déloyal envers elle si l'on s'ouvre à d'autres de ses propres besoins, la honte de n'être pas à la hauteur de la tâche, un sentiment d'échec et enfin la peur de l'inconnu (on pense à tort qu'il vaut mieux endurer une situation pénible mais connue qu'une situation nouvelle qui risque d'être pire) constituent autant de barières invisibles qui empêchent de demander de l'aide. Ces pensées et émotions négatives embrouillent et alourdissent la vie des proches aidants.

Texte tiré du Guide d'accompagnement à l'intention du proche aidant

réalisé par le Conseil des aînés et des retraités de la MRC des Appalaches et ses partenaires

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